Vos morts ne sont pas les nôtres

Texte rédigé en collaboration avec Franck Abed

Mohamed Merah était un soldat politique de l’islam combattant, en guerre contre l’État d’Israël et les juifs du monde entier. Ses victimes n’ont pas été choisies au hasard. Dans sa logique, il avait décidé de frapper d’abord ceux qu’il estimait être des “collabos”, des traîtres à la cause islamique : des militaires maghrébins enrôlés dans l’armée républicaine. C’est ainsi que le 11 mars, il a assassiné Imad Ibn Ziaten, un militaire d’un régiment de parachutistes, puis, le 15 mars, à Montauban, Mohamed Legouad et Abel Chenoulf, tous deux appartenant au 17e régiment du génie parachutiste. Cette première série de meurtres n’eut qu’une place toute relative dans les médias français, plus préoccupés, à ce moment là, à évoquer la liste des candidats parrainés à l’élection présidentielle de 2012.

Dans un deuxième temps, le « tueur au scooter » a ciblé ceux qu’il estimait être ses vrais ennemis : les juifs. Le lundi 19 mars au matin, devant l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse, il a tué froidement le rabbin Jonathan Sandler, 30 ans – venu en France dispenser des cours de judaïsme – ses deux fils Arieh et Gabriel, âgés de 3 et 6 ans, ainsi que la fille du proviseur, la petite Myriam 8 ans. C’est cet acte qui a provoqué la “grande émotion” nationale que l’on sait, et qui est habituelle chaque fois qu’un juif est victime d’un attentat. L’ensemble du personnel de la classe politique française a alors rivalisé dans l’expression de son indignation et de sa douleur. Ce n’était plus les juifs qui étaient frappés, mais la “ République ”, la France, et l’humanité tout entière (on connaît la musique). Ajoutons à cela, faits exceptionnels, les multiples interventions internationales, et en particulier, celles de Barack Obama, président des Etats-Unis d’Amérique, et Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’O.N.U ! Une minute de silence, au minimum, était décrétée pour le lendemain dans toutes les écoles, tous les collèges et lycées du pays. L’antisémitisme, et accessoirement le racisme, étaient pointés du doigt et voués aux gémonies.

Sur ce, on apprit, toujours selon la version officielle, que le tueur se nommait Mohamed Merah, Toulousain d’origine algérienne, se revendiquant d’Al-Qaïda, et qu’il était parti s’entraîner dans des camps militaires en Afghanistan. Cette action n’était donc pas de l’œuvre d’un psychopathe proche de l’extrême droite, mais celle d’un soldat politique fanatisé. Mohamed Merah avait voulu « venger les enfants palestiniens » assassinés depuis des années par l’armée israélienne et punir les traîtres engagés dans l’armée républicaine présente en Libye, en Syrie et en Afghanistan au service des intérêts sionistes.

On sait que tous les ans, la quasi-totalité de la classe politique française se rend au dîner du CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France). Cette année, au début du mois de février, Nicolas Sarkozy et François Hollande, entre autres, s’y étaient croisés, faisant ostensiblement une démonstration de complaisance et d’obséquiosité auprès des responsables de cette puissante organisation républicaine. En frappant des juifs israéliens, Mohamed Merah ne s’était donc pas trompé. Le fait que, aussitôt mortes, les quatre victimes furent immédiatement transportées à Jérusalem, conforte bien l’idée que l’acte de Mohamed Merah est à placer dans le cadre de l’affrontement mondial entre Israël et l’islam combattant.

Certains – toujours les mêmes – aimeraient profiter de l’occasion pour entraîner la France dans une guerre contre l’Iran. Après nous avoir entraînés dans une guerre contre l’Irak en 1991, contre la Serbie nationaliste en 1999, contre l’Afghanistan en 2001, contre la Libye en 2011, la clique mondialiste judéo-sioniste voudrait maintenant nous entraîner dans une nouvelle étoilade militaire, pour les “droits de l’homme” et la “démocratie”, et aussi, surtout, pour protéger Israël menacé. Pour notre part, en tant que Français, nous dénonçons par avance toute idée d’exploiter cette tuerie, pour engager la France dans une nouvelle guerre qui ne serait pas la sienne. Si des juifs veulent faire la guerre à l’Iran, qu’ils la fassent eux-mêmes cette fois-ci ! Nous ne voulons être les supplétifs de personne.

Aussi regrettable que soient ces faits – indépendamment des incohérences majeures délivrées par les autorités officielles et reprises par les médias – la mort de civils israéliens sur notre sol n’a pas plus d’importance, que celle de Népalais, de Colombiens ou de Néo-zélandais. La découverte ce même 19 mars, d’une jeune française de 14 ans, assassinée et déposée dans des toilettes publiques de Nantes, aurait dû susciter une vive indignation de cette classe médiatico-politique « française ». Or nul n’en n’a parlé car le “deux poids deux mesures” règne dans notre pays sous occupation sioniste. C’est parce que cette pauvre fille n’était pas israélienne, mais seulement française !

Hervé Ryssen, Franck Abed