De l’esclavage des Noirs

De l’esclavage des Noirs par les Arabes

esclave

On sait que l’esclavage des Noirs par les Arabes a duré au moins quatorze siècles, et que cette traite négrière a été infiniment plus importante que celle pratiquée du XVIe au XVIIIe siècle par les Européens. Encore faut-il savoir que la plupart des armateurs “européens” étaient en fait des juifs, qui, aux États-Unis et dans les Antilles, alimentaient en esclaves des entrepreneurs qui avaient besoin de cette main d’œuvre servile pour leurs plantations de coton et de canne à sucre. Et quelques historiens juifs nous ont déjà expliqué que l’industrie du sucre dans cette région était un monopole juif . Lire à ce sujet un chapitre de notre livre sur la Mafia juive (2008).

La traite négrière pratiquée par les Arabes a perduré jusqu’à une époque fort récente. Nous vous présentons ici un témoignage saisissant, que nous trouvons dans les Mémoires de la célèbre cinéaste allemande Leni Riefenstahl, parus en allemand en 1987. Leni Riefenstahl a réalisé, entre autres, ces inoubliables documentaires que sont Le Triomphe de la volonté (1934) et Les Dieux du stade, sur les jeux olympiques de Berlin en 1936.

En 1956, Leni Riefensthal était allée en Afrique pour y tourner un film. Quelques semaines auparavant, elle avait lu dans un journal munichois un article qui l’avait accrochée, titré « Un missionnaire découvre un trafic d’esclaves en Afrique ». Voici ce qu’on pouvait y lire :

« Au bout de longs mois d’un véritable travail de détective, cet ecclésiastique [belge] a réussi à débusquer une vaste organisation illégale de marchands d’esclaves : chaque année, jusqu’à cinquante mille Noirs sont encore déportés et vendus comme esclaves dans des pays arabes. Le prix d’un Noir en bonne santé et très costaud s’élevait à 1000 dollars américains, variant jusqu’à 2000 dollars ! Les paiements s’effectuent aussi en armes et en munitions. C’est ainsi qu’une femme vaut trois fusils, un homme jeune et fort une caisse de cartouches, un adolescent bien bâti un pistolet ou une baïonnette. Des bandes armées de marchands d’esclaves s’infiltrent de nuit dans les villages, pénètrent dans les cases, capturent les habitants terrorisés. Le tri de la “marchandise” a lieu immédiatement, sur place : les enfants, les malades et les personnes âgées sont laissées au village alors que les prisonniers vendables sont enchaînés les uns aux autres par les pillards d’hommes, poussés et bousculés comme un troupeau de bovins. On abat sans pitié celui qui tombe d’épuisement. Le centre de ce trafic de chair humaine est situé dans la montagne du Tibesti, une région escarpée inatteignable en voitures et en camions, à la frontière entre la Libye et l’ancienne Afrique Équatoriale Française. C’est là qu’aboutissent les caravanes des trafiquants d’esclaves et leur “ivoire noir”, en provenance du Tchad, du centre du Maroc, de l’Ouganda, du Soudan. Là, les acheteurs, les “grossistes”, ont tous la peau blanche. On dit que beaucoup d’entre eux sont des déserteurs de la Légion Étrangère. [on sait surtout le rôle joué depuis la nuit des temps par les commerçants juifs dans ce commerce. Lire à ce sujet La Mafia juive, 2008, Hervé Ryssen]. Leurs cargaisons humaines sont ensuite transférées de nuit par des pistes secrètes jusqu’à la mer Rouge, à pieds ou sur des camions. De là, embarquement vers l’Arabie sur des daus de mariniers arabes qui attendent  dans des criques abritées des regards. » (Mémoires de Leni Riefenstahl, 1987, Grasset, 1997, pp. 525, 526).

L’article bouleversa Leni Riefenstahl, qui écrivit alors à la Société anti-esclavagiste de Londres pour en savoir davantage : « J’appris par exemple que l’esclavage continuait aussi d’être pratiqué en Éthiopie, alors qu’il y avait été aboli par une loi punissant la vente d’êtres humains de la peine capitale. Beaucoup des Noirs qui tombaient aux mains des trafiquants d’esclaves croyaient en fait se rendre avec eux en pèlerinage à la Mecque – c’est ce qu’on leur avait fait croire au départ. Ils ne se rendaient compte que trop tard de leur affreuse destinée. Le pire leur était réservé pendant la traversée de la mer Rouge. Parqués tous ensemble en fond de cale dans les rafiots arabes, dissimulés sous des brassées de branches de mangroves et enchaînés par les pieds et les mains, ils étaient lestés par avance avec des pierres, pour couler à pic au cas où il faudrait se débarrasser d’eux :  ils étaient rejetés à la mer par des écoutilles spéciales dès que le bateau se trouvait pris en chasse ou stoppé par des vedettes de la police anglaise. « Nous n’avons encore jamais réussi  à prendre sur le fait un seul de ces bateaux d’esclaves, m’a expliqué par la suite un officier de police anglais. Dès que nous mettons le pied sur un de ces daus arabes, les criminels font fonctionner sans hésiter leurs écoutilles qui tuent. Nous arrivons toujours trop tard. » (page 526).

Leni Riefenstahl partit alors pour l’Afrique en décembre 1955, afin de réaliser un film, La Cargaison nègre. Voici ce qu’elle écrit (pages 544, 545) :

« Dans notre film, le casting des rôles d’esclaves était particulièrement important. Il nous fallait de grands Noirs très musculeux, car plus la “marchandise” était musclée, plus le gain était élevé pour les trafiquants. Je m’étais imaginée que l’attribution de ces rôles serait très facile ; la réalité fut toute différente. Les indigènes d’Afrique de l’Est sont le plus souvent minces, et mêmes maigres : il n’y a qu’à voir les Massaïs, les Sambourous, les Tourcanes, etc. Les marchands d’esclaves se choisissaient plutôt leur “matière première” au Congo, au Soudan et en Afrique centrale.

Certains des policiers que j’avais aperçus dans les rues à Nairobi et à Mombassa correspondaient au type d’hommes que je recherchais, par leur haute taille et leurs corps massifs. J’avais engagé la conversation avec plusieurs d’entre eux, et découvert à mon grand étonnement qu’aucun d’entre eux n’était originaire du Kenya ou du Tanganyika. Ils provenaient à peu près tous de la même région : un petit village près du lac Victoria, non loin de la frontière ougandaise. La plupart appartenait à l’ethnie yalao.

Comme je n’avais trouvé à Lamou personne qui fût apte à interpréter un de mes rôles d’esclaves, je me décidai à partir en avion jusqu’à la frontière ougandaise en compagnie d’un Arabe traducteur, le fils du maire de Lamou. Je voulais aller examiner mes éventuels acteurs de plus près. Ce voyage allait se révéler une des aventures les plus excitantes que j’aie vécues en Afrique.

Le pilote anglais fit escale à Malindi pour se ravitailler et déjeuner. Comme j’entraînais notre interprète Abdullah avec nous, l’Anglais s’y opposa énergiquement : « Non, l’Arabe ne peut pas venir déjeuner avec nous. S’il passe la porte de l’hôtel, le patron l’abattra. »

Indignée et incrédule, je le laisser éructer. Abdullah me toucha le bras, et murmura : « Miss Leni… Nous autres, Arabes, nous sommes habitués à être traités de cette manière. Allez au restaurant de l’hôtel avec le pilote, il y a ici un petit boui-boui arabe où on m’acceptera. » Ecœurée, je déclarait tout de go au pilote qu’il pouvait bien y aller tout seul, dans son hôtel. Puis je lui tournai le dos, pris Abdullah par le bras, et partis déjeuner avec lui.

J’étais complètement remontée par cet incident. Abdullah avait déjà effectué plusieurs années d’études universitaires à Mombassa et allait conclure son doctorat au Caire. Il me parla du délire chez certains Anglais d’appartenance à une classe supérieure. Je compris alors pourquoi Six, à l’époque, n’avait pas voulu faire monter les deux Massaïs dans sa voiture. Cette rencontre avec le jeune étudiant arabe scella une amitié qui dure encore aujourd’hui.

L’avion pouvait nous emporter de Kissoumou au lac Victoria, où nous prîmes des informations sur les villages où vivent les Yalaos. Pas de piste d’atterrissage plus loin. Laissant le pilote à Kissoumou, nous louâmes alors une voiture, Abdullah et moi, pour traverser une zone de brousse africaine très dense. Ce que je vécus en traversant les villages me bouleversa comme une tragédie : en apercevant Abdullah, les Noirs s’enfuyaient pris de panique. Ils nous prenaient tous deux pour des trafiquants de chair humaine. Il ne me restait plus qu’à le confier à un chef de tribu, et à tenter ma chance toute seule. »

A tous ceux qui pensent que les Blancs sont les grands coupables de la traite négrière, nous posons simplement cette question : combien, parmi vous, ont à leur service des femmes de ménages et des valets, pour repasser vos chemises et vous servir les plats quand vous êtes à table ? Eh bien, dites-vous qu’il n’y en avait pas plus à l’époque. Les trafiquants et les propriétaires d’esclaves sont toujours les mêmes depuis trois millénaires. Il ne faut pas se laisser abuser par la propagandes de ces cinéastes juifs, qui, comme Steven Spielberg et quelques autres, pratiquent l’inversion accusatoire, accusant systématiquement les Blancs de leurs propres turpitudes.

TimesSemit

Il y a aussi ceux qui leur lèchent le cul. Voyez cette Christiane Taubira, négresse débarquée sur notre sol, et qui n’a eu de cesse depuis des années, elle aussi, de propager ce discours de haine. Elle a enfin été récompensée pour son labeur d’esclave par ses maîtres juifs du Parti socialiste, puisqu’elle vient tout  juste d’être nommée ministre de la Justice. Elle se plaît sans doute à croire qu’elle doit cette promotion à ces qualités exceptionnelles, alors qu’en réalité, c’est bien son tempérament d’esclave qui lui a permis de se retrouver là où elle est. Des fois, elle y pense, le soir, avant de se coucher.

Hervé RYSSEN, 16 mai 2012

De l’esclavage des Noirs par les Arabes II

22 mai 2012

Un lecteur nous envoie un autre texte dans lequel l’esclavage des Noirs par des Arabes ou des Maures apparaît en plein XXe siècle. Il sagit d’un extrait du livre d’Antoine de Saint-ExupéryTerre des hommes, publié en 1939.

“Tous les esclaves s’appellent Bark ; il s’appelait donc Bark. Malgré quatre années de captivité, il ne s’était pas résigné encore : il se souvenait d’avoir été roi.

« Que faisais-tu, Bark, à Marrakech ? »

À Marrakech, où sa femme et ses trois enfants vivaient sans doute encore, il avait exercé un métier magnifique :

« J’étais conducteur de troupeaux, et je m’appelais Mohammed ! »

Les caïds, là-bas, le convoquaient :

« J’ai des bœufs à vendre, Mohammed. Va les chercher dans la montagne. »

Ou bien :

« J’ai mille moutons dans la plaine, conduis-les plus haut vers les pâturages.

Et Bark, armé d’un sceptre d’olivier, gouvernait leur exode. Seul responsable d’un peuple de brebis, ralentissant les plus agiles à cause des agneaux à naître, et secouant un peu les paresseuses, il marchait dans la confiance et l’obéissance de tous. Seul à connaître vers quelles terres promises ils montaient, seul à lire sa route dans les astres, lourd d’une science qui n’est point partagée aux brebis, il décidait seul, dans sa sagesse, l’heure du repos, l’heure des fontaines. Et debout, la nuit, dans leur sommeil, pris de tendresse pour tant de faiblesse ignorante, et baigné de laine jusqu’aux genoux, Bark, médecin, prophète et roi, priait pour son peuple.

Un jour, des Arabes l’avaient abordé :

« Viens avec nous chercher des bêtes dans le Sud. »

On l’avait fait marcher longtemps, et quand, après trois jours, il fut bien engagé dans un chemin creux de montagne, aux confins de la dissidence, on lui mit simplement la main sur l’épaule, on le baptisa Bark et on le vendit.

[…]

Bark, captif noir, était le premier que je connus qui ait résisté. […]

« C’est demain le courrier. Tu me caches dans l’avion pour Agadir.

– Pauvre vieux Bark ! »

Car nous vivions en dissidence, comment l’eussions-nous aidé à fuir ? Les Maures, le lendemain, auraient vengé par Dieu sait quel massacre le vol et l’injure. J’avais bien tenté de l’acheter, aidé par les mécaniciens de l’escale, Laubergue, Marchal, Abgrall, mais les Maures ne rencontrent pas tous les jours des Européens en quête d’un esclave. Ils en abusent.

« C’est vingt mille francs.

– Tu te fous de nous ?

– Regarde-moi ces bras forts qu’il a. »

Et des mois passèrent ainsi.

Enfin les prétentions des Maures baissèrent, et, aidé par des amis de France auxquels j’avais écrit, je me vis en mesure d’acheter le vieux Bark.

Ce furent de beaux pourparlers. Ils durèrent huit jours. Nous les passions, assis en rond, sur le sable, quinze Maures et moi. Un ami du propriétaire et qui était aussi le mien, Zin Ould Rhattari, un brigand, m’aidait en secret :

« Vends-le, tu le perdras quand même, lui disait-il sur mes conseils. Il est malade. Le mal ne se voit pas d’abord, mais il est dedans. Un jour vient, tout à coup, où l’on gonfle. Vends-le vite au Français. »

J’avais promis une commission à un autre bandit, Raggi, s’il m’aidait à conclure l’achat, et Raggi tentait le propriétaire :

« Avec l’argent tu achèteras des chameaux, des fusils et des balles. Tu pourras ainsi partir en rezzou et faire la guerre aux Français. Ainsi, tu ramèneras d’Atar trois ou quatre esclaves tout neufs. Liquide ce vieux-là. »

Et l’on me vendit Bark. Je l’enfermai à clef pour six jours dans notre baraque, car s’il avait erré au-dehors avant le passage de l’avion, les Maures l’eussent repris et revendu plus loin.

Mais je le libérai de son état d’esclave. Ce fut encore une belle cérémonie. Le marabout vint, l’ancien propriétaire et Ibrahim, le caïd de Juby. Ces trois pirates, qui lui eussent volontiers coupé la tête, à vingt mètres du mur du fort, pour le seul plaisir de me jouer un tour, l’embrassèrent chaudement, et signèrent un acte officiel.

« Maintenant, tu es notre fils. »

C’était aussi le mien, selon la loi.

Et Bark embrassa tous ses pères.

Il vécut dans notre baraque une douce captivité jusqu’à l’heure du départ. Il se faisait décrire vingt fois par jour le facile voyage : il descendrait d’avion à Agadir, et on lui remettrait, dans cette escale, un billet d’autocar pour Marrakech. Bark jouait à l’homme libre, comme un enfant joue à l’explorateur : cette démarche vers la vie, cet autocar, ces foules, ces villes qu’il allait revoir.

Laubergue vint me trouver au nom de Marchal et d’Abgrall. Il ne fallait pas que Bark crevât de faim en débarquant. Ils me donnaient mille francs pour lui ; Bark pourrait ainsi chercher du travail.

[…]

L’avion vibrait, prêt à partir. Bark se penchait une dernière fois vers l’immense désolation de Cap Juby. Devant l’avion deux cents Maures s’étaient groupés pour bien voir quel visage prend un esclave aux portes de la vie. Ils le récupéreraient un peu plus loin en cas de panne.

Et nous faisions des signes d’adieu à notre nouveau-né de cinquante ans, un peu troublés de le hasarder vers le monde.

« Adieu, Bark !

– Non.

– Comment : non ?

– Non. Je suis Mohammed ben Lhaoussin. »

Nous eûmes pour la dernière fois des nouvelles de lui par l’Arabe Abdallah, qui, sur notre demande, assista Bark à Agadir.

L’autocar partait le soir seulement, Bark disposait ainsi d’une journée. Il erra d’abord si longtemps, et sans dire un mot, dans la petite ville, qu’Abdallah le devina inquiet et s’émut :

« Qu’y a-t-il ?

– Rien. »

Bark, trop au large dans ses vacances soudaines, ne sentait pas encore sa résurrection. Il éprouvait bien un bonheur sourd, mais il n’y avait guère de différence, hormis ce bonheur, entre le Bark d’hier et le Bark d’aujourd’hui. Il partageait pourtant désormais, à égalité, ce soleil avec les autres hommes, et le droit de s’asseoir ici, sous cette tonnelle de café arabe. Il s’y assit. Il commanda du thé pour Abdallah et lui. C’était son premier geste de seigneur ; son pouvoir eût dû le transfigurer. Mais le serveur lui versa le thé sans surprise, comme si le geste était ordinaire. Il ne sentait pas, en versant ce thé, qu’il glorifiait un homme libre.

« Allons ailleurs », dit Bark.

Ils montèrent vers la Kasbah, qui domine Agadir.

Les petites danseuses berbères vinrent à eux. Elles montraient tant de douceur apprivoisée que Bark crut qu’il allait revivre : c’étaient elles qui, sans le savoir, l’accueilleraient dans la vie. L’ayant pris par la main, elles lui offrirent donc le thé, gentiment, mais comme elles l’eussent offert à tout autre. Bark voulut raconter sa résurrection. Elles rirent doucement. Elles étaient contentes pour lui, puisqu’il était content. Il ajouta pour les émerveiller : « Je suis Mohammed ben Lhaoussin. » Mais cela ne les surprit guère. Tous les hommes ont un nom, et beaucoup reviennent de tellement loin. »