Des juifs au Pérou

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Isaac Goldemberg est un auteur « péruvien », né en 1945. Dans son roman intitulé La Vie à crédits de Jacob Lerner, on trouve quelques documents tirés de la revue L’Âme hébraïque. Le numéro 6 du 7 juillet 1925 (page 110 du livre) exhume un extrait d’un texte d’un certain Alfonso de Alcayaga, daté de 1636 : « Sur les juifs au Pérou ». Voici ce que l’on peut lire :

« Depuis six ou huit ans, nombreux sont les juifs entrés dans ce royaume du Pérou en provenance de la Nouvelle Espagne, Nouveau Royaume et Puerto Velo. Cette ville en était remplie, nombreux d’entre eux mariés, et la plupart célibataires. Ils s’étaient rendus maîtres du commerce ; la rue qu’ils appellent des Marchands était presque entièrement à eux ; ainsi que toutes les ruelles et la plupart des échoppes ; ils pullulaient dans les rues, présentant leur marchandise dans des malles comme les lingers de la Cour d’Espagne. Tous les triporteurs de la place leur appartenaient, et ils avaient mis la main sur le commerce, de telle sorte que, du brocard à l’étamine, du diamant au cumin, tout passait par eux. »

Naturellement, tous ceux qui aujourd’hui dénoncent la mainmise des juifs sur le grand et le petit commerce en Occident sont des affabulateurs, des menteurs, des conspirationnistes, des antisémites, et doivent être poursuivis devant la justice et condamnés comme tels. La République ne doit tolérer aucune discrimination.

À la page 230 du livre, on trouve encore ce texte, tiré de L’Âme hébraïque du 5 novembre 1935 :

« C’est un fait que les commerçants israélites, poussés par le désir immodéré de se protéger les uns les autres, favorisent l’entrée dans leur profession à tout coreligionnaire arrivé dans le pays. C’est également un fait que les grossistes, dans leur désir de s’enrichir, n’ont encore rien fait pour empêcher cette anomalie. »

Et à la page suivante, dans le numéro du 7 novembre 1935, on lit ceci :

« Ceux qui ne voient en nous, les juifs, que les membres d’une communauté religieuse, commettent une erreur monumentale. Nous constituons une nationalité avec presque toutes ses particularités et nombreux parmi nous sont les ennemis de la religion et des bigoteries. »

En somme, la loi de la république française semble parfaitement adaptée à, comme le disait le général de Gaulle, « ce peuple délite, sûr de lui et dominateur ». C’est la loi du renard dans le poulailler.

Ci-dessous : des autochtones péruviens « antisémites » et intolérants, adeptes de la « haine ».

Peru-NS