Les négligences de Gilbert Collard

collard et valdman

 Ce 4 mai 2016, Gilbert Collard, député FN du Gard, invitait dans son émission de TV Libertés l’écrivain Édouard Valdman, à l’occasion de la sortie de son livre intitulé « Demain l’Occident« . Avec un titre pareil, on peut craindre que quelques lecteurs patriotes se laissent prendre au piège. 

On sait que depuis une quinzaine d’années, en France, les intellectuels juifs, dans leur majorité, considèrent que le principal danger pour leur communauté n’est plus « l’extrême-droite », qu’ils ont combattu de toutes leurs forces, et qu’ils continuent de combattre en tentant de la subvertir de l’intérieur, mais l’islam radical, qui s’affirme avec toujours plus de vigueur. 

Ces intellectuels juifs, qui ont encouragé l’immigration massive, nous jurent maintenant (sur la Torah !) que les juifs ont toujours été les meilleurs alliés des chrétiens, que nous appartenons à la même civilisation, que nous prions le même Dieu, que nous sommes des frères dans la foi, que nous devons combattre ensemble le danger musulman, qu’il nous faut aller faire la guerre (vite !) à tous ces États qui menacent la seule démocratie du Proche-Orient qu’est l’État d’Israël, etc. On connaît la musique… 

Édouard Valdman serait donc un vrai patriote. Et pour mieux circonvenir le goy, il n’hésite pas à faire quelques concessions : bien entendu, les fondements de notre civilisation sont gréco-latines. Evidemment que l’Europe a des racines chrétiennes ; enfin… « judéo-chrétiennes », pour être plus précis. 

Écoutons Édouard Valdman (à 15:40) : 

« Désormais, le judaïsme et le christianisme qui étaient deux frères séparés depuis 2000 ans, sont désormais unis, et ces deux forces spirituelles ensemble, constituent pour l’avenir de l’Occident, quelque chose qui me paraît capital. »

Gilbert Collard l’invite à aller encore plus loin dans le combat contre les musulmans (à 16 :12) : « Vous pensez qu’il y a une guerre qui est menée à la civilisation judéo-chrétienne ? » ; en rassurant son invité, trop pusillanime : « … Je le pense aussi… »

 « Pour nous défendre, répond Édouard Valdman, il faut d’abord savoir qui nous sommes… » (16 :40).

 Et pour ces deux « patriotes » en peau de lapin, la réponse est claire : nous sommes des « judéo-chrétiens », et notre devoir est d’aller une fois de plus faire la guerre aux musulmans (en Syrie, en Libye, en Irak, en Afghanistan, au Nigéria ou ailleurs), pour préserver la sécurité de l’État d’Israël et imposer la démocratie partout dans le monde.

 

En 1994, Édouard Valdman avait publié un livre intitulé Les Juifs et l’argent. L’auteur ne cachait pas ses sentiments au sujet de l’Église catholique : une « fantastique destruction de l’intelligence humaine », écrivait-il alors (Les Juifs et l’argent, Editions Galilée, 1994, p. 28. Cité dans notre livre de 2009, Le Miroir du judaïsme, page 106).

 Il se positionnait déjà contre les totalitarismes, mais en assimilant curieusement catholicisme et bolchevisme (pages 31, 63, 70). Écoutez cela :

« Ici l’Inquisition, là le goulag. Mêmes méthodes, même idéologie, le culte de la transparence, de l’égalité, de la pureté, et donc de la mort. A vouloir rendre l’homme transparent à lui-même et au monde, on plonge dans le crime. »

Notez que ce tour de passe-passe permettait de faire le silence sur le rôle très accablant des juifs bolcheviques en Russie et ailleurs. Le juif, lui, n’est manifestement jamais criminel, même quand ses mains sont rouges de sang.

 Le communisme et le catholicisme, écrivait encore Valdman, sont « deux perversions, deux cultes de l’égalité, deux cultes de la réduction. » Et il insistait : « Il ne peut y avoir de paix, d’égalité, toutes idées mortifères et chrétiennes, qui, si on veut les incarner, conduisent tout droit au totalitarisme. » 

J’ai été condamné à deux mois de prison ferme – FERME – au mois d’avril 2016 pour deux tweets dans lesquels je dénonçais le rôle épouvantable des juifs (pardon pardon pardon : de « certains juifs », dans le massacre de trente millions de chrétiens en Russie entre 1917 et 1947. Mais les Valdman et consorts, eux, ne sont jamais inquiétés par les juges de la XVIIe chambre correctionnelle de Paris pour les insultes et les tombereaux d’ordures qu’ils déversent sur nos têtes à travers leurs livres et leurs films. Plus loin dans son texte, Valdman parlait encore, sans craindre les foudres de la loi, de « christianisme pervers et culpabilisant ». 

Pour lui, manifestement, l’Église catholique est la principale source du mal sur la terre : 

« Malgré les efforts de la sainte Inquisition, et de toutes les inqui­sitions, écrivait-il, les Juifs sont toujours là, on ne sait grâce à quel tour de passe-passe diabolique. Question étrange ? Beaucoup de génocides ont réussi, indiens, noirs, arméniens, etc. et souvent avec l’assentiment de l’Église romaine. Un seul peuple est là, toujours, a toujours résisté. Il faut s’y faire et ce n’est pas chose facile, appa­rem­ment. » (page 29, cité dans le Miroir du judaïsme, page 139).

 

Nous avons donc ici affaire à un vrai juif, qui peut se transformer en à peu près n’importe quoi, selon le moment, dans le seul but de défendre les intérêts de sa petite communauté internationale, et toujours avec la plus grande sincérité… du moins en apparence. Comme Alain Finkielkraut ou encore Gilles-William Goldnadel (cas déjà traités par nos soins), il est aujourd’hui un vrai patriote français, « plus français que les Français », un grand défenseur de « l’Occident » ; il faut le croire.

Mais demain, quand il sera réfugié à New York parce que les juifs auront perdu la main en Europe, vous pouvez être certains qu’il se fera le chantre d’une guerre sans merci contre la « barbarie européenne ».

On se souvient qu’en Russie, après avoir persécuté les chrétiens avec la plus extrême cruauté, ces salopards s’étaient transformés comme par enchantement en fervents patriotes russes en 1941, quand les armées allemandes envahirent le pays. Ilya Ehrenbourg, un intellectuel juif influent, s’était alors soudainement mis à chanter sur tous les tons son amour de la Russie éternelle, exhortant les braves soldats russes à exterminer les nazis par tous les moyens. Croyez-vous que c’était parce qu’il se sentait russe, ou parce qu’il se sentait juif ?

Et Gilbert Collard, peut-on lui faire confiance ? 

Hervé Ryssen