Mustang, représentera la France

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Mustang, le premier film de Deniz Gamze Ergüven, représentera la France pour l’Oscar du meilleur film étranger le 28 février 2016.

Dans les bureaux de MK2 (Marin Karmitz production ex-juif trotskiste) près de la Bastille, Deniz Gamze Ergüven est émue, apprend-on.

Elle remercie son producteur, Charles Gillibert,  ainsi qu’Alain Terzian, Nathalie Baye, Michel Hazanavicius,  Serge Toubiana, Jean-Paul Salomé et Frédérique Bredin… mais il y a aussi deux goys : Mélanie Laurent, Thierry Frémaux. Tous sont membres de la Commission Oscars 2016 du Centre National du Cinéma (le CNC) qui a choisi son film en septembre, pour représenter la France. Ce qui prouve bien qu’il n’y a pas que des juifs dans le cinéma, comme le disent les gens malveillants.

Le film sera en compétition avec Le Fils de Saul (Hongrie, un film sur la souffrance des juifs pendant la guerre – très original !), Embrace of the serpent (Colombie), Theeb (Jordanie) et War (Danemark).

Mustang, c’est l’histoire de cinq sœurs en Turquie, qui  vivent recluses dans une maison, et à qui leur famille interdit presque tout. Elles seront mariées l’une après l’autre contre leur gré. L’une va préférer se suicider (je crois… j’ai vu le film il y a deux mois, et je n’ai pas été profondément marqué), et la cadette préfère s’enfuir.

Ce film est donc bien une nouvelle charge contre le monde traditionnel (ici, c’est l’islam qui se prend le crachat), et un appel à l’occidentalisation. C’est donc un film très juif, même si sa réalisatrice ne l’est pas – enfin, il faut voir, étant donné que la judéïté se vit souvent dans le secret. N’oubliez pas qu’il y a là-bas de nombreux « Donmehs », des juifs cachés, l’équivalent de nos marranes. (Cf. notre Psychanalyse du judaïsme). HR