Charles Maurras et le nationalisme de grand-papa

patriotisme 1914

Un petit merdeux de 20 ans, adepte des trous du Gud, nous écrit sur Facebook pour nous dire que Charles Maurras était un grand génie, et que nous ne valons pas un de ses doigts de pieds. On a déjà oublié le nom (ou le pseudo) de ce petit bourgeois, mais on va quand même lui répondre brièvement :

Nous reconnaissons que Charles Maurras a eu un comportement exemplaire lors de son procès en 1945, et notre article est toujours disponible sur la toile informatique. Comme d’habitude, nous ne retirons rien de ce que nous avons écrit.

Cependant, nous n’oublions pas que Charles Maurras a été en 1918 le chef politique qui a poussé les patriotes français à aller crever en masse dans les tranchées. Et quel a été le résultat de cette politique désastreuse ?

1. Le régime républicain cosmopolite a été conforté.
2. L’empire allemand s’est effondré, et a laissé place à une république socialisante.
3. L’empire austro-hongrois a été démembré, remplacé par des régimes maçonniques. Il est vrai que cet empire était passablement vermoulu et décadent, ce qui n’empêche pas de nombreuses personnes dans le milieu nationaliste français de regretter cette verrue, pour l’unique raison que l’empereur était… catholique ! Dans un ancien numéro d’Elément Alain de Benoist a contribué à faire perdurer cette légende d’un empire austro-hongrois conservateur et traditionnel. Au début de Mein Kampf, Adolf Hitler, qui lui, ne connaissait pas le monde qu’à travers les livres, a écrit quelques pages assez éloquentes à ce sujet.
4. L’empire ottoman s’est effondré, et a laissé le champ libre à la secte sabbatéenne (des juifs hérétiques) dont des membres étaient des proches de Kemal Ataturk.
5. L’empire russe s’est effondré, au profit d’une dictature de juifs bolcheviques, qui ont exterminé trente millions de chrétiens en une trentaine d’années.

Alors certes, l’Alsace-Lorraine a été récupérée. La belle affaire !

Un siècle après, on peut le dire : ce choix politique de Maurras a été une catastrophe pour notre camp. En ce qui nous concerne, on ne peut traverser un village et voir tous ces noms de Français sur les monuments aux morts sans maudire cette guerre.

Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il faut remettre les choses dans leur contexte, que le sentiment anti-allemand était largement répandu dans la population française après la défaite de 1870, qu’il fallait d’abord et avant tout défendre nos frontières, etc.
Edouard Drumont a écrit ses livres après 1870 et n’a jamais été un germanophobe fanatique et ridicule comme Charles Maurras. Lui, au moins, avait compris qui était l’ennemi. A la génération suivante, Lucien Rebatet et Céline, entre autres, avaient eux aussi compris quel était la nature du mal qu’il fallait combattre. Il faut lire Les Décombres de Lucien Rebatet et L’Ecole des cadavres de Céline.

Nous avons conservé quelques livres de Maurras dans notre petite bibliothèque. On a dû les placer entre les biographies de Louis XV et de Marie de Médicis. Il est vrai qu’au moins, ils sont là, alors que que des centaines d’autres n’ont pas passés les tests avec succès et sont tombés malencontreusement dans le vide-ordures. Il y a même un petit livre d’Alain de Benoist, plié en deux, qui nous sert à caler le dessous du fauteuil IKEA sur lequel on est en train d’écrire. Là, comme ça, on est bien !

Petit merdeux !