Charlie et les Femen

femen sur autelDans leur prochain numéro, les caricaturistes de Charlie Hebdo (du moins ce qu’il en reste), s’étonnent sur un air moqueur que les cloches de Notre-Dame aient sonné pour eux. Ecoutez cela :

« Ce qui nous a le plus fait rire, c’est que les cloches de Notre-Dame ont sonné en notre honneur. (…) Nous voudrions envoyer un message au pape François, qui, lui aussi, « est Charlie » cette semaine : nous n’acceptons que les cloches de Notre-Dame sonnent en notre honneur que lorsque ce sont les Femen qui les font tinter. »

C’est super tordant, non ?

L’hommage de la bourse de Paris et du Nasdaq new-yorkais pour leurs potes décédés aurait dû aussi leur mettre la puce à l’oreille : à savoir qu’ils ne sont jamais que des gentils amuseurs choyés par la démocratie, mais certainement pas des révolutionnaires dignes de ce nom, comme ils s’imaginent l’être.

Parce qu’un révolutionnaire, figurez-vous, c’est un individu qui menace réellement le Système, et donc un type qui s’en prend forcément plein la gueule : calomnies à la télé, à la radio et dans la grande presse, procès à répétition, peines de prison, etc.

Parmi ces derniers, on compte aujourd’hui des personnalités comme Dieudonné, Alain Soral, Vincent Reynouard, Jean-Marie Le Pen, Yvan Benedetti, Jérôme Bourbon (du journal Rivarol), Robert Faurisson, Boris Le Lay, etc., sans compter votre serviteur, pour ne prendre que ces quelques exemples (désolé pour ceux que l’on a oubliés).

Les petites fiottes subventionnées de Charlie Hebdo ne font évidemment pas partie de cette catégorie, il serait temps de s’en rendre compte. La vérité est qu’ils ne comprennent rien à rien à la marche du monde. En fait, si l’on y pense bien, c’est leur stupidité politique qui les a perdus.

Quand un ouvrier du bâtiment qui travaille sur une tour oublie les consignes de sécurité, il s’expose à mourir. C’est très simple. Eh bien, figurez-vous qu’en politique, c’est un peu pareil : la bêtise, ça se paye !

On pense ici à la fameuse scène du film “Coup de Torchon”, quand Philippe Noiret, colon français en Afrique, dit à son laquais noir “Vendredi » d’un air las : “T’as trop léché le cul des Blancs, Vendredi !”, avant de le liquider à coup de fusil.

C’est ce qu’on a envie de dire aux cadavres fumants de Charlie, avec un air de fausse componction : “Vous avez trop léché le cul des juifs, les gars !”

Quelque part, ça devait arriver !

Hervé Ryssen