François Brigneau, Breton de Concarneau

brigneau3bisUne biographie de François Brigneau vient de paraître, en ce mois de septembre 2014 (Éditions Pardès, collection Qui suis-je, 130 pages).

François Brigneau est l’un des grands journalistes de la droite nationale de l’après-guerre. Dans les années 90, il publiait chaque semaine d’excellents articles dans National Hebdo – que nous avons d’ailleurs méticuleusement conservés. Le journal était alors dirigé par Roland Gaucher, un autre ancien milicien. Il y avait aussi les articles de « Michel Limier« , toujours vivant, lui, et bien vivant, puisqu’il continue de publier sa lettre d’informations confidentielles. Tout trois ne cessaient, semaine après semaine, de dénoncer l’influence délétère du judaïsme et de la maçonnerie sur la civilisation européenne.

Ce sont eux qui nous ont ouvert les yeux, quand nous avons commencé à acheter ce journal en 1993. En quelques années, le gauchiste que nous avions été s’était complètement volatilisé. Ces trois-là nous avaient guéri de la maladie cosmopolite.

Hélas, la biographie de François Brigneau est très décevante, puisque l’auteur, Anne Le Pape, ne fait à aucun moment mention de son acharnement contre le judaïsme et la maçonnerie, comme s’il était honteux de professer pareilles convictions. C’est une succession d’informations et de phrases creuses qui peut faire penser à un article de wikipedia. C’est la tendance mollassonne de la droite nationale qui s’exprime ici, celle qui rumine ces échecs depuis 200 ans et qui a depuis longtemps cessé de mordre ses tortionnaires. Brigneau, Breton de Concarneau, ne faisait pas partie de ces vieux débris.

A son enterrement, au cimetière de Saint-Cloud, en avril 2012, un ami à nous s’était permis de tendre le bras en passant devant son cercueil, déjà au fond de la tombe. Nous avions été un peu choqué par ce geste, qu’il avait été le seul à faire. On se rend compte seulement maintenant que c’est lui qui avait raison. Merci à toi, Fredo, d’avoir dignement rendu hommage à ce grand homme qu’était François Brigneau, qui était resté fidèle à son engagement de jeunesse.

Hervé Ryssen, 17 septembre 2014.

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