Alain de Benoist et les hommes qui tournent en rond

alain-de-benoist-23Alain de Benoist est le principal intellectuel de la mouvance païenne en France. Depuis trente ans qu’il fait de la philosophie, il n’a jamais cessé de dénoncer le monothéisme chrétien et l’Église catholique, afin de mieux exalter le polythéisme de l’Antiquité, sa tolérance, son respect de la personne humaine et sa vision du monde cyclique, qui préserverait ses adeptes de tout fanatisme. 

Sur le site “boulevard Voltaire”, en date du 9 juin 2014, Alain de Benoist nous explique qu’il faut être gentil et tolérant. Écoutez-le pleurer sur les pauvres victimes des croisés et de l’Inquisition : « Le christianisme se veut, lui, une “religion d’amour”, mais l’histoire abonde en actes d’intolérances qu’il a inspirés ou approuvés. N’oublions pas non plus la conclusion de la parabole des mines (“Quant à mes ennemis, amenez-les ici et égorgez-les en ma présence”, Luc 19, 27), ni la terrible exégèse faite par saint Augustin à partir de Luc 14, 23 (“Contrains-les d’entrer !”). Ce type d’intolérance fut de tout temps étranger au paganisme.” 

Il finit son article en tressant des lauriers à Camel Bechikh, de association “Fils de France” : le même qui plastronnait sur les écrans géants de l’UMP à la Manif pour tous du 2 février 2014, alors que les patriotes français étaient surveillés de près par le service d’ordre de la droite bourgeoise et considérés comme des indésirables. 

Si Alain de Benoist exècre le christianisme et l’Église catholique, il n’a en revanche jamais, jamais, jamais osé tirer un seul poil de la barbe d’un rabbin. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, la mouvance pagano-nazie française présente l’insigne particularité d’être la seule en Europe à être globalement judéo-compatible, voire franchement judéo-positive. 

Loin de nous l’idée de faire du prosélytisme chrétien. Mais parlons franchement : Tant que les païens ne se seront pas débarrassés de cette horrible limace intellectuelle qu’est Alain de Benoist, ils resteront prisonniers d’une vision du monde désespérante. Si les païens de l’Antiquité se sont fait laminer en “deux temps trois mouvements” par une petite secte de fanatiques venus du Proche-Orient, c’est que leur religion était moins forte, moins vigoureuse et surtout moins “porteuse” que celle de leurs ennemis.

Deux mille ans plus tard, il s’agirait peut-être de tirer les leçons de ses échecs… et cesser de tourner en rond !

Dans un entretien publié sur le site boulevard Voltaire, en date du 28 février 2014, il ose encore écrire:
« … dans la position ridicule de ces antisémites droitards obligés de constater que les plus résolus défenseurs de l’identité française s’appellent aujourd’hui Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy et Éric Zemmour. C’est une belle claque pour les esprits simplistes qui ne parviennent pas à comprendre que la réalité sociale est toujours complexe. »

Comme si les patriotes français avaient le choix de ceux qui allaient les représenter sur les plateaux de télé ! Et qu’il n’ait toujours pas compris ce qu’est le judaïsme, nous le savions déjà. Il n’a non plus rien lâché de sa morgue insupportable et de son ton professoral donneur de leçon. Dans notre livre « La Guerre eschatologique » (2013), nous lui avons donné le sobriquet de « Pontifiant Maximus » en le saisissant par une oreille pour l’emmener constater certaines réalités. Mais il n’y a visiblement rien à attendre de lui. C’est un lâche, un pleutre, un philosophe. Rien qu’à le voir, on a envie de lui faire du mal !

Hervé Ryssen

 

Hervé Ryssen

Pourquoi l’antisémitisme