Marc-Edouard Nabe, le misérable

nabeLe 10 janvier (2014), l’écrivain Marc-Edouard Nabe, réputé « antisémite » depuis de longues années, était invité sur France 2 à l’émission « Ce soir où jamais » de Frédéric Taddéi, pour parler de son nouveau roman à paraître. S’il était invité, c’est parce qu’il était de notoriété publique, depuis son dernier livre, qu’il était maintenant en guerre ouverte contre ses anciens amis Soral et Dieudonné. Ca tombait bien : en pleine affaire Dieudonné ! Comme tout le monde y allait de son crachat contre Dieudo, Marc-Edouard Nabe en profita pour se venger de ses humiliations et balancer le sien.

Pour notre part, nous n’avons jamais accordé le moindre crédit à cet antisémite de pacotille.

Il y a quelques années, il était pourtant parvenu à faire illusion. Le 20 septembre 2008, par exemple, il avait publié un article pour défendre le dessinateur Siné (de Charlie Hebdo) attaqué de toute part après sa sortie contre le fils Sarkozy, qui faisait alors un riche mariage juif avec la fille Darty-Sebaoun.

Voici ce qu’écrivit alors Marc-Edouard Nabe à la fin d’un texte intitulé « Sauver Siné »

« Le seul journal que Siné aurait dû faire était celui dont j’avais eu l’idée, avant qu’une bande de jaloux et d’incapables la pervertissent derrière mon dos. Un seul numéro, exceptionnel, historique, beau, fort, drôle, avec TOUS ceux qu’on a accusés d’antisémitisme, sans distinction ni sectarisme. Ils auraient expliqué au public qui l’ignore comment une poignée de fanatiques omnipotents les ont punis pour avoir parlé en mal d’Israël et de ses propagandistes. Là, ça aurait eu du sens et de la « gueule »… Une pléiade de parias qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, mais qui ont souffert la même chose. Je ne suis pas un intime de Dieudonné, mais je suis solidaire de lui à 100%. Ainsi que de Soral qui sait très bien ce que je pense du Front national. Je ne suis pas du tout islamiste, mais je soutiens totalement Tarik Ramadan. Le côté vieille France de Renaud Camus me fout la gerbe, mais je compatis avec ce qu’il a subi. Etc, etc, etc, je pourrais citer des dizaines d’exemples et parmi des « accusés » que je ne connais même pas personnellement, mais à qui je donne raison sur la question. »

Mais tout cela, c’était du vent ; « des mots, rien que des mots », comme le dit la chanson, puisque Marc-Edouard Nabe ne s’est par la suite jamais compromis politiquement avec qui que ce soit.

Quand il y a des coups à prendre, il y a ceux qui montent en première ligne, et ceux qui préfèrent rester en retrait. Marc-Edouard Nabe fait évidemment partie de cette deuxième catégorie.

On ne lui reproche pas, bien évidemment, de ne pas être un super héros ; non. Ce qu’on lui reproche, en l’occurrence, c’est d’avoir joué des coudes pour être en première ligne parmi la meute cosmopolite, afin de pouvoir lui aussi balancer son petit crachat au visage de Dieudonné. Tout cela n’est pas très chevaleresque. Rien n’est plus dégradant pour l’humanité que le spectacle de la lâcheté animée par l’esprit de vengeance.

Hervé RYSSEN