Le génie d’Olivier Benyahya

Olivier-Benyahya_7331Le racisme, hélas, est chose banale dans les sociétés multiraciales, et toute la propagande cosmopolite ne parviendra jamais à résoudre ce problème. Mais certains se débrouillent mieux que d’autres pour le gérer, il faut le croire. Voici un jeune et talentueux écrivain qui a publié  un premier roman, intitulé Zimmer. L’auteur, né en 1975, s’appelle Olivier Benyahya, et, comme par magie, toutes les portes des médiats s’ouvrent devant lui, allez savoir pourquoi. Voyez la critique du Nouvel Observateur : « Si la force d’un livre se mesure au malaise qu’il provoque, alors Zimmer est un petit chef-d’œuvre de férocité, de mauvais goût, de douleur et d’humour glaçant. »

Et voici la critique de Télérama : « Un premier roman qui bouscule la littérature en érigeant la férocité en grand art… Dès les premières lignes, sèches, tranchantes, agressives, Olivier Benyahya captive et dérange. » Un livre “dérangeant”, “irritant”, qui “fait éclater les préjugés”, etc… Bref, nos lecteurs savent déjà à qui l’on a affaire.

Voici l’histoire telle qu’on la lit dans le Nouvel Obs : « L’histoire. On ose à peine la résumer. Un vieux Parisien raciste, paranoïaque et misanthrope, après avoir entendu : “Mort aux juifs !” dans une manifestation pro-palestinienne, se met à tuer des Arabes, pour se donner l’illusion de “remettre un peu d’ordre dans ce monde” et parce que cet appel au meurtre lui en a rappelé d’autres. Il a 82 ans, il est juif, il est fou, et porte en lui cette sorte de circonstance atténuante : “Je suis rentré d Auschwitz le 11 avril 1945.” »

 

Mais attention ! Ceux qui pourraient penser que ce livre est raciste se méprennent. En effet, Olivier Benyahya ne travaille qu’au second degré : « Ce bref monologue saturé de toute la violence de l’histoire contemporaine rumine les pires pulsions racistes, les tourne en dérision, les contredit par de surprenants mouvements de compassion. »

 

Nous voilà donc rassurés. Dans Télérama, on lit encore ceci, au sujet du petit Benyahya : « Rythme foudroyant, gravité sens dessus dessous : son Zimmer annonce la naissance d’un écrivain fouineur de mauvaise conscience. » C’est donc un petit génie de la littérature française qui vient d’éclore, et il faut s’en réjouir ! Si Olivier Benyahya ne devient pas prix Nobel, par la grâce de ses potes journalistes, il pourra au moins se payer un bel appartement dans le 7ème arrondissement de Paris avec le pognon qu’il aura tiré de la poche des gogos.

 

Comme son héros, d’ailleurs. En effet, “Bernard Zimmer”, qui s’est installé rue du Temple après avoir vécu dans les camps “de la mort”, a ensuite déménagé dans le 7ème arrondissement. Ecoutez ça : « Ici au moins, on vit tranquille, en paix, sans la présence des Arabes. Le prix du m² et la réticence des voisins dissuadent cet entourage qu’il considère inconvenante, discourtoise… D’un point de vue strictement juif, le prix du mètre carré dans certains quartiers de Paris est un signe de Dieu. Le Tout-Puissant veille sur nous. Il se repent. Le prix de l’immobilier dans les beaux quartiers c’est la repentance de Dieu après Auschwitz ».

C’est toujours dans les romans qu’on en apprend le plus sur la mentalité de cette petite secte.

Hervé Ryssen