Michel Drucker : catholique, mais pas trop

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On sait que les juifs ont pour habitude de revêtir les habits extérieurs des peuples chez qui ils sont stationnés, tout en conservant intérieurement leur identité juive. Ils sont, en quelque sorte, français le jour, et juif la nuit (Cf. notre long chapitre sur la “plasticité”, in Psychanalyse du judaïsme). On peut dire aussi qu’ils parlent en français, mais prient en yiddish.

Il existe pourtant des juifs qui parviennent à quitter définitivement le judaïsme, en oubliant totalement leur judéité. Mais Michel Drucker, manifestement, n’est pas de ceux-là.

Le Figaro du 19 septembre 2007 dresse un portrait de l’animateur télé, Michel Drucker, qui publie un livre de souvenirs dans lequel il revient sur ses origines et notamment sa judaïté.

“Fils d’un père roumain et d’une mère autrichienne, venus en France dans les années 30 et naturalisés en 1937, il entendait parler yiddish ou allemand à la maison, indique le quotidien qui note qu’aujourd’hui, l’âge aidant, il revient vers ses racines et assume de plus en plus ses origines juives qu’il a longtemps, si ce n’est niées, en tout cas occultées. Il a été baptisé catholique suivant la volonté de son père. Cet ancien déporté cherchait ainsi “à être plus français que les Français”.

“Ma mère, ajoute Drucker, y était opposée. Elle disait qu’on ne peut pas être baptisé avec un père qui s’appelle Abraham. Elle aurait souhaité avoir des belles-filles juives.”

“Je sais d’où je viens, confie-t-il. Et, au fil des ans, je me rapproche de ce que je suis.”