François Nourissier et la grande goyitude

Francois-NourissierFrançois Nourissier était un romancier français, membre de l’académie Goncourt. Il est décédé en février 2011, à l’âge de 83 ans. Il avait été marié une première fois à une “femme originaire de la Martinique”, puis, en 1962, il avait épousé Hélène Cécile Muhlstein (1936-2007), artiste peintre et apparentée à la famille Rothschild.

Pour lui, l’antisémitisme est “un phénomène insupportable”.

Ce qu’il écrit du judaïsme est d’abord très sensé : “Les juifs doutent, examinent, harcèlent. Ils préfèrent la chamaille et le grabuge au silence, la dérision à la complaisance, l’autocritique aux arrangements. Ils sont des accélérateurs de la lente et paysanne pensée de mon terroir. J’aime également chez les juifs qu’ils forment dans la communauté française, des îlots de résistance eu général abandon des anciennes structures. Religieux, ils sont souvent fervents. Ils ont un sens aigu de la communauté et de la vie familiale. Ils tissent entre eux des liens plus étroits que ceux dont souvent nous nous contentons.”

Ici, on commence même à se demander s’il ne va pas déraper. Mais voici ce qu’il ajoute immédiatement : “ Ils sont donc des éléments stabilisateurs dans la trame assez relâchée de la société française. Notons que c’est là une qualité qu’on leur refuse en général avec un bel aveuglement.” (Le Crapouillot de février 1985).

Que les juifs soient des “éléments stabilisateurs” de la société, il fallait le dire. A notre connaissance, aucun intellectuel juif, dont le culot est pourtant à toute épreuve (la “houtzpah”), n’a jamais écrit un propos qui prend à tel point le contre-pied de la réalité.

Si l’on devait remettre un prix, la médaille du plus gros cake intellectuel, François Nourrissier serait sans doute concurrencé par Michel Tournier. Michel Tournier est un autre écrivain français dont nous n’avons jamais rien lu non plus. Peut-être est-il déjà mort (on s’en fiche un peu, à vrai dire). Voici ce qu’il écrit, dans un éclair de génie (accrochez-vous) : “Le Juif allemand est le pilier de la civilisation occidentale[1].” (Clara Malraux, Rahel, Ma grande sœur… Editions Ramsay, Paris, 1980, p. 158).

L’excellent Henri de Lesquen et le Club de l’Horloge se chargent chaque année de décerner le “prix Lyssenko” à une personnalité sélectionnée pour ses œillères idéologiques et dont les travaux font fi de la science et de la raison. Peut-être faudrait-il, étant donné la grande influence culturelle du judaïsme dans notre société, décerner là aussi aussi chaque année un prix “Grogoy”, à celui ou celle qui aura le mieux ciré les pompes du peuple élu. Tous les concurrents sur la ligne de départ. A vos marques… Prêts… Partez !

Cire mes pompes


[1] Clara Malraux, Rahel, Ma grande sœur… Un salon littéraire à Berlin au temps du Romantisme, Editions Ramsay, Paris, 1980, p. 158.