Pascal Bruckner : le caméléon islamophobe

Pascal-Bruckner_2113On a bien identifié maintenant la nature de cette islamophobie obsessionnelle qui travaille en profondeur les esprits cosmopolites. Pour nos démocrates, il s’agit de d’abattre l’islam radical afin de tenter d’intégrer les populations immigrées et réussir le pari de mettre sur pieds la société multiculturelle (ce n’est pas gagné !).

Dans le quotidien Libération du 23 novembre 2010, l’essayiste Pascal Bruckner en remet une couche, et revendique le droit de critiquer cette religion sans avoir à être accusé de racisme. Notre fougueux philosophe tape maintenant du poing sur la table et dénonce l’islam, « son prosélytisme agressif, sa prétention à la vérité unique… Jusqu’à preuve du contraire, écrit-il encore, on a le droit, dans un régime démocratique, de juger les religions mensongères et rétrogrades et de ne pas les aimer. »

Logiquement, Bruckner fait l’apologie de la société multiculturelle, ouverte, tolérante et invertébrée, pour assurer la « coexistence pacifique des grandes croyances ». Avec une dialectique mielleuse et perfide, il ne prétend pas combattre l’islam, mais fait mine de vouloir libérer les musulmans de la tyrannie qui les opprime, et revendique pour eux le droit de « remettre en cause le Coran », le « droit à l’apostasie », « l’égalité des sexes », sans que les musulmans libérés aient à subir « le diktat de doctrinaires ou de barbus. »

De gré ou de force, ces immigrés devront délaisser leur religion pour s’intégrer : « Ces Français, ces Allemands, ces Anglais d’origine maghrébine, turque, africaine, algérienne », écrit-il, auront le « droit à l’indifférence religieuse, le droit de ne pas croire en Dieu, de ne pas jeûner pendant le ramadan. » Ainsi, la démocratie libérale triomphera de l’obscurantisme.

Comme le caméléon Bernard-Henri Lévy, Bruckner s’est lui aussi soudainement transformé en ardent défenseur des chrétiens persécutés dans le monde musulman. L’objectif est bien évidemment de dresser les chrétiens contre les musulmans, afin de protéger Israël et d’imposer dans ces pays des démocraties multiculturelles, aisément contrôlables par la finance apatride. « De tous les monothéismes, écrit-il, c’est le christianisme qui est aujourd’hui le plus persécuté dans le monde, surtout dans les pays musulmans, Algérie, Irak, Egypte entre autres. » Le fait est qu’après les menées des Etats-Unis et de l’OTAN dans la région, les musulmans se sentent agressés et réagissent à leur manière. Et Bruckner enfonce le clou avec une évidence : « Il est plus facile d’être musulman à Londres, New York ou Paris que protestant, catholique au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord. » Ce qui est sûr, c’est qu’il est aussi plus facile d’être juif aujourd’hui en France et de faire l’apologie du métissage généralisé que d’être nationaliste blanc, “d’extrême-droite” et antisémite.

Bruckner s’indigne aussi à l’idée que l’on pourrait faire un parallèle entre islamophobie et antisémitisme : « L’erreur est tragique, écrit-il : le racisme s’attaque aux personnes en tant qu’elles sont coupables d’être ce qu’elles sont, le Noir, l’Arabe, le Juif, le Blanc. »

Prenez un Blanc, par exemple ; un Blanc, qui constaterait que son pays est submergé par des masses venus du tiers-monde, et qui se sentirait agressé continuellement à chaque fois qu’il allume sa télé par des gens appartenant à une drôle de secte et n’ayant que les mots “métissage” et “tolérance” à la bouche. Eh bien, il faut le savoir, cette personne serait à la fois raciste, et antisémite. Et cela, c’est un délit. Rien à voir avec l’islamophobie, donc, qui est une opinion. Hervé Ryssen

Un grand merci à ceux qui diffuse nos articles sur le net.

Ca fait une nette différence !