Kafka, c’est kafkouille

55-Kafka-FranzVoici un passage d’un long article que nous avions fait paraître dans le journal Rivarol du 18 mars 2011. On le publie ici, parce qu’on ne pense pas pouvoir faire un bon livre avec toutes ces chutes. Hervé Ryssen

 

On nous répète depuis des décennies que Kafka est un écrivain « génial », « sublime », « extraordinaire », « le plus grand écrivain de langue allemande », etc. Avec ce raz-de-marée d’éloges qui déferle depuis des lustres sur tous les médiats, plus personne n’ose critiquer frontalement ce soi-disant génie. Sur les forums d’internet, on voit bien que beaucoup de lecteurs n’ont pas été emballés à la lecture des ses “chefs-d’œuvre”, mais ils s’abstiennent de dire ouvertement ce qu’ils ressentent, de crainte, sans doute, de passer pour des béotiens. Alors voilà : on a ouvert Kafka, on a lu Kafka, et on a compris qu’une fois de plus, cette publicité tapageuse ne correspond qu’à une solidarité communautaire et instinctive entre membres du “peuple élu”. Osons le dire : Kafka, ça ne casse pas des allumettes.

 

« J’ai tellement souffert »

Sa Lettre au père est une longue jérémiade, sans saveur, dans laquelle il ne cesse de se plaindre : « Personne ne te faisait pitié… on était absolument sans défense devant toi. » Sniff. Au niveau du style : c’est zéro. « Moins que zéro », comme le dirait Cyrano. Tenez, page 17 : « Ce sentiment de nullité qui s’empare si souvent de moi ». Bon, il est vrai que nous sortons la phrase de son contexte… Et encore, page 38 : « Tu ne m’a pour ainsi dire jamais battu. Mais tes cris, la rougeur de ton visage… tout cela était presque pire que les coups. » Ce mec était une vraie gonzesse !

 

« Pourquoi moi ? »

Son roman intitulé Le Procès est l’histoire d’un homme qui subit une perquisition à son domicile au petit matin, et qui ne parvient pas à savoir pourquoi les policiers sont venus l’arrêter. Le roman est d’autant plus interminable qu’on ne peut lire plus de trois pages sans s’endormir. La prose ne soulève aucune image, et les dialogues sont d’une platitude de pigeon écrasé. « Je suis fatiguée, dit Mlle Bürstner. – Vous êtes venue tellement tard, dit K. » Pouaaaah. On a rarement lu un truc aussi… kafkouille ! Cette fois-ci, nous ne sommes même pas parvenu à aller jusqu’au bout. D’ailleurs, le roman est “inachevé” – Allez savoir pourquoi. Ce qui est certain, c’est que nous avons fait subir l’épreuve du vide-ordures à ces deux “chefs d’œuvre” de la littérature mondiale. Eh bien figurez-vous qu’ils ne sont jamais remontés !

 

La solidarité instinctive

Sur internet, on trouve, parmi les commentaires, ces mots “postés” par un certain “jwpack” : « Franz Kafka, nous dit ce “jwpack”,  écrit d’une plume très accessible et navigue entre le réel et l’imaginaire d’une façon de maître… Ce roman est un classique chef-d’œuvre. » Et “jwpack” signe son commentaire de son nom, qui n’est évidemment qu’un pseudonyme : “James W. Pack”. Les initiés comprennent ici du premier coup d’œil que le “jw” cache un “jew”, un “jewish pack” ; bref : un membre de la secte. Hervé Ryssen