ERNST VON SALOMON, LES RÉPROUVÉS

ErnstvonSalomonLe fameux  livre d’Ersnt von Salomon, Les Réprouvés, publié sous le titre original Die Geächteten, date de 1930. Il doit figurer dans la bibliothèque de tout bon nationaliste européen. Le passage que nous vous présentons se situe au début de la deuxième partie. A cette époque, l’Allemagne de la République de Weimar était sans doute le pays le plus décadent d’Europe. Les juifs pullulaient dans tous les ministères, tenaient les banques entre leurs mains, distillaient les idées les plus malsaines dans leurs journaux et encourageaient les mœurs les plus dissolues (cf. le propre témoignage d’Elie Wiesel in Le Fanatisme juif).

Nous nous rassemblions. Heinz avait la tête fourmillante d’idées. Il avait été un jeune officier, quatre fois blessé et qui avait fait ses preuves dans des combats de corps de volontaires ; maintenant il était poète en secret et esthète avec affectation. Rempli d’une haine farouche contre toute sentimentalité, il avait l’habitude de couper court à tout accès de vague mélancolie par un seul mot de l’ironie la plus mordante. Une multitude de petits flacons de parfums traînaient sur sa table de nuit – mais il était aussi l’inventeur d’un nouvel explosif fabriqué avec les plus invraisemblables détritus. Il faisait des sonnets parfaits et tirait dans l’as de coeur à une distance de cinquante mètres.

Nous entrâmes tout deux dans dix-huit associations. Partout où il y avait un jeune homme en révolte contre ces sentimentalités patriotiques sous lesquelles le gens finissaient par s’encroûter, contre les discours filandreux que débitaient infatigablement des vieillards vénérés et des coryphées à barbe blanche, nous allions à lui et nous le convertissions à notre cause. Nous recrutions ainsi des ouvriers, des étudiants, des écoliers, des jeunes commerçants, des fainéants et des gens qui savaient tout faire, des idéalistes ardents et des fanatiques du mépris. […] Nous fouillions les terrains qui nous étaient le plus éloignés. Partout où se trouvait un garçon qui faisait preuve de courage, si stupide qu’en eût été la cause, nous l’approchions et toujours, nous constations qu’il était de notre race. La plupart du temps, nous nous reconnaissions au premier coup d’œil. […] Lorsque nous eûmes atteint le nombre de cinquante, Kern fit une courte apparition et arrêta le recrutement. Pour l’instant, cinquante hommes nous suffisaient largement.

Amis, il est temps de redescendre dans la rue et de recruter. Oubliez les illusions du “grand soir” électoral. Distribuez des brochures autour de vous. Organisez des conférences dans votre région (contactez-nous si besoin est), multipliez les réunions et les actions coup de poing”. C’est à votre niveau que ça se passe, et pas au bureau politique du FN. Dites-vous qu’une semaine sans nouveaux contacts est une semaine de perdue.

Hervé Ryssen