Métissage et judaïsme

Le métissage des peuples est une des grandes obsessions du judaïsme. On la retrouve chez tous les intellectuels juifs, qu’ils soient religieux ou athées, marxistes ou libéraux. C’est parce que le peuple juif ne pourra être reconnu comme le « peuple élu de Dieu » que lorsque toutes les autres identités nationales auront été réduites en poussière. Le judaïsme politique est en effet principalement une force de destruction, et ce dissolvant est d’autant plus puissant que la présence des juifs dans le système médiatique national est importante.

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Les exemples illustrant cette obsession du métissage et de la société multiraciale sont trop nombreux pour être tous cités ici. Mentionnons par exemple le sociologue séfarade Edgar Morin : « Nous souhaitons le développement des réseaux dans le tissu planétaire, nous appelons au métissage, dans les conditions où il est symbiose et non prise de substance d’une civilisation par une autre. » (Terre-patrie, Le Seuil, 1993, pp. 138-143).
Que l’on s’entende bien : il ne s’agit pas dans l’esprit d’Edgar Morin d’encourager un peuple prolifique et dominant à s’étendre en absorbant et en faisant disparaître par mariages mixtes un peuple numériquement plus faible, mais de promouvoir en quelque sorte, un métissage qui affaiblirait un peuple dominant, lui retirerait sa spécificité, tout en conservant le peuple dominé en l’état, comme un flacon d’encre encore pure que l’on utiliserait à doses variables dans de savants mélanges.

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L’italien Primo Lévi est lui aussi un partisan de la société métisse, au moins pour les nations blanches qui représentent l’obstacle le plus important pour le peuple juif. Primo Lévi est l’auteur de nombreux romans et essais traduits dans toutes les langues et étudiés dans les collèges et lycées du monde entier. Dans un recueil intitulé L’Asymétrie et la vie, au chapitre Intolérance raciale, il se fait le chantre du métissage : « Plus les aires de provenance sont éloignées, dit-il, plus les croisements sont favorables, ainsi que l’a voulu la sélection naturelle non seulement chez les animaux, mais aussi chez les plantes. »
Et afin de faire accepter cette idée plus facilement, il faut partir du postulat que nous sommes déjà des métis, sans craindre de froisser les populations, et si besoin est, avec le renfort de savantes démonstrations génétiques : « la race indo-européenne n’est pas pure, car rien ne le démontre », écrit-il avec un certain aplomb. De fait, il n’y a guère de différences entre les races humaines. « En réalité, poursuit-il, malgré les efforts de tous les anthropologues, aucune étude anthropologique sérieuse n’a jamais réussi à démontrer une différence de valeur entre les races humaines, après avoir éliminé les facteurs qui ne sont pas raciaux, à savoir culturels. » (L’Asymétrie et la vie, Robert Laffont, 2002, p. 200). S’il c’est primo Lévi qui le dit, il faut le croire.

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Dans son livre intitulé La France de l’immigration de 1900 à nos jours, paru en 2004, le démographe Gérard Noiriel entend lui aussi démontrer que la population française est le résultat d’un vaste mélange. Pour ce faire, l’auteur a opté pour une trame thématique plutôt que chronologique, avec quatre grandes parties : Partir, Se faire une place, S’intégrer, Cultiver les différences. Cette présentation permet de mélanger dans les mêmes chapitres tous les peuples qui sont arrivés successivement, et d’estomper les différences entre les Polonais et les ressortissants animistes ou musulmans d’Afrique, arrivés récemment. Il n’y a pas de différence. Il n’y a aucune différence.

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L’ancien conseiller socialiste de Mitterrand Jacques Attali est un des plus fervents apologistes de la destruction des identité nationales. Voici comment il imagine le monde futur de ses rêves dans son livre intitulé L’Homme nomade, paru en 2003 :

« … Se dessinera alors, au-delà d’immenses désordres, comme la promesse d’un métissage planétaire, d’une Terre hospitalière à tous les voyageurs de la vie. » Dans cette nouvelle organisation, « le gouvernement de la planète sera ─ utopie ultime ─ organisé autour d’un ensemble d’agences en réseaux, dépendant d’un Parlement planétaire », qui sera « au service du Bien commun ». Ce sera le temps béni « d’une planète sereine et rassemblée ». Et Jacques Attali conclut son ouvrage sur ces mots : « Alors surgira comme la promesse d’une Terre enfin accueillante à tous les humains, voyageurs de la vie. » Au début de son livre, il écrivait : « Le nomade finira par ne plus nourrir qu’un rêve : s’arrêter, se poser, prendre son temps ; faire du monde une terre promise. » (L’Homme nomade, Fayard, 2003, Livre de poche, pp. 35, 471, 472, 34). En réalité, ce serait bien toute la terre qui paraît leur être « promise ».

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Dans Le Monde est ma Tribu, l’essayiste libéral d’origine ashkénaze Guy Sorman, n’est pas moins favorable au Grand Métissage planétaire que le prophète socialiste d’origine séfarade : « La France, écrit-il, devrait poursuivre sa voie singulière, celle du métissage des cultures plutôt que de l’exclusion de l’autre ». La France – le pays des droits de l’homme – représente le modèle idéal de toute nation pour un auteur qui affectionne « un monde métisse, qui va se métissant plus encore. » Le phénomène de la mondialisation, qui n’est autre finalement que celui de l’américanisation du monde, entraîne heureusement l’humanité dans cette voie. (Le Monde est ma tribu, Fayard, 1997, p. 399).

Dans l’esprit de ces intellectuels juifs, le destin de l’humanité semble être déjà tracé, et cette conviction les amène à nous faire accroire qu’il est parfaitement inutile de tenter de s’opposer à ce qui est déjà écrit dans la Torah : « Il sera proposé ici que McMonde gère la Grande Migration au lieu de l’interdire, écrit Sorman, car cette interdiction est vaine ». (Le Monde est ma tribu, Fayard, 1997, p. 181). Cette idée d’inéluctabilité est récurrente dans le discours planétarien. Mais on se souvient aussi que cette idée sous-tendait déjà le discours marxiste qui prévoyait la prochaine victoire du prolétariat et la disparition des classes sociales.

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Selon l’écrivain Guy Konopnicki, tout ce qui n’est pas cosmopolite est bon à être jeté aux orties. Seul le « vaste métissage des cultures qui préfigure et accompagne le métissage général de l’humanité », pourra triompher de toutes les résistances et ouvrir la voie à ce monde de Paix annoncé par les prophètes. « Quelque chose surgit, écrit-il, quelque chose qui nous dépasse et nous échappe. » (La Place de la nation, pp. 220, 114).

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Le phénomène de dissolution des peuples et des États est de toute manière  » inéluctable « , comme l’écrit lui aussi le journaliste du Monde Philippe Bernard. Et pour nous donner un peu de cœur à l’ouvrage, celui ci tente de nous stimuler en aiguillonnant notre fierté nationale : « Cette mondialisation progressive de la population, écrit-il, met à l’épreuve les prétentions universalistes de la France car elle se heurte à des obstacles considérables. Mais la république est-elle si faible qu’elle ne puisse relever ces défis ? »
Les Français doivent donc se mobiliser pour œuvrer tous en chœur à la destruction de leur propre héritage. Il leur faut qu’ils affirment « haut et fort » les valeurs républicaines de la France : « l’égalité homme-femme, le refus des discriminations, l’éducation pour tous, la séparation des religion et de l’État, tout en tempérant son jacobinisme pour laisser la place à l’affirmation d’identités nouvelles, métissées, à l’image de la planète et, pourquoi pas, inspirer la future législation de l’Union européenne. » (Immigration, le défi mondial, Gallimard, 2002, Folio, p. 279).

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C’est sur ce bel optimisme que se termine le livre de Philippe Bernard. Je me souviens l’avoir appelé un jour au téléphone, il y a une dizaine d’années. L’homme était très occupé, mais je parvins tout de même à l’accrocher : « Juste une question à vous poser, monsieur Bernard, une seule question… Est-ce que vous êtes juif ? » En guise de réponse, il avait eu un petit rire un peu gêné. C’était à l’époque où je découvrais que derrière les articles de presse les plus extatiques en faveur de l’immigration, on trouvait presque toujours un intellectuel juif. Aussi, je vous pose la question : pourquoi devrions-nous aimer des gens qui ne pensent qu’à nous détruire pour assurer leur suprématie ?
Hervé RYSSEN, mai 2007.