Alexis Carrel et le salut de la race blanche

Alexis Carrel est le fameux auteur du livre L’Homme, cet inconnu, paru en 1935, et qui fut traduit dans une vingtaine de langues. Alexis Carrel fut aussi prix Nobel de médecine en 1912. À la suite de cette distinction, de nombreuses villes l’avaient honoré en donnant son nom à une rue, jusquà ce que, dans les années 1990, le big Lobby déclenche une violente campagne médiatique afin de les débaptiser. Il est vrai que dans son livre, Carrel fait la promotion de l’eugénisme.

Dans ses Réflexions sur la conduite de la vie, publiées par la Librairie Plon, en 1950, on trouve encore ce passage (page 113):

« L’eugénisme était pratiqué par les Grecs, à l’époque de Périclès, de façon naturelle et inconsciente: aujourd’hui, il doit tenir un rang élevé dans les préoccupations des peuples civilisés. L’hygiène et la médecine ont manqué de sagesse, elles ont permis et encouragé la reproduction des faibles, des malades, des dégénérés; aussi, le nombre des dégénérés augmente-t-il sans cesse. L’eugénisme est donc devenu indispensable au salut de la race blanche.« 

Le site breizh.novopress.info publie un article intéressant sur le grand homme, en date du 9 janvier 2012 : « Alexis Carrel, né à Lyon, avait une relation forte avec la Bretagne. Sa femme, née Anne Gourlez de la Motte, était originaire de Plessé, en Loire-Atlantique. Lui-même avait utilisé le montant du prix Nobel pour acheter l’île Saint-Gildas, dans les Côtes-d’Armor. Il y passait toutes ses vacances. »

En janvier 2003, nous avions publié un article à son sujet dans les Ecrits de Paris, que nous avions titré « Alexis Carrel et la gestapo républicaine ». Nous le publions ici en partie :

Les gardiens de camp de l’idéologie démocratique n’auront donc jamais de cesse d’épurer la mémoire, l’histoire et la morale de notre vieux peuple. Ces messieurs de la Licra ont décidé une nouvelle fois de s’en prendre à Alexis Carrel en organisant une campagne pour débaptiser une rue à son nom. Selon un pointage du Mrap (Mouvement raciste afro-asiatique pour le Progrès), 22 villes ont déjà débaptisé une rue Alexis Carrel, mais 22 autres villes ont choisi de conserver le nom. La Ville de Paris a récemment choisi de la rebaptiser « rue Jean-Pierre Bloch », du nom du célèbre cuisinier antiraciste pro-israélien.

Que reproche-t-on à ce cher Alexis Carrel ? Certes pas d’avoir été prix Nobel de médecine en 1912 pour ses travaux prémonitoires sur les greffes. Non. On lui reproche des choses absolument horribles, vraiment dégueulasses, inimaginables aujourd’hui, mais qui paraissaient pourtant tout à fait naturelles à nos aînés. Des choses atroces qu’il a écrites dans son livre à succès, L’Homme cet Inconnu, publié en 1935. […]

Sur 440 pages, je ne vois guère que quelques passages, disons une quinzaines de pages qui ont pu choquer nos modernes sherrifs républicains. Pas plus : les passages sur l’eugénisme, notamment, sur le rôle de la femme dans notre société, et sur les périls qu’encourt la « race blanche ». C’est tout. Je passe sur la notion d’ » élite », largement intégrée par nos camarades troskystes. En revanche, je note de nombreux passages critiques à l’égard de la société industrielle et de la consommation de masse que n’évacueraient pas nos camarades gauchistes.

Ecoutons un peu cela :

« La civilisation industrielle nous a entourés de spectacles laids, grossiers et vulgairesLe sacrifice par la civilisation moderne de l’esprit à la matière a été une erreur. Une erreur d’autant plus dangereuse qu’elle ne provoque aucun sentiment de révolte, qu’elle est acceptée aussi facilement pour tous que la vie malsaine des grandes villes, et l’emprisonnement dans les usines. » (page 191, édition de poche).

« La stupidité et la tristesse de la civilisation présente sont dues, au moins en partie, à la suppression des formes élémentaires de la jouissance esthétique dans la vie quotidienne. » (page 192).

« La plupart des villes et villages de France ont été déshonorés par un hideux commercialisme. » (page 193).

« La plupart des hommes civilisés… sont mous, émotifs, lâches, lascifs et violents… [Ils] s’abreuvent de films cinématographiques grossiers et puérils. » (page 201).

« La primauté de la matière, l’utilitarisme, qui sont les dogmes de la religion industrielle, ont conduit à la suppression de la culture intellectuelle, de la beauté et de la morale. » (page 218).

« La possession de la richesse est tout, et justifie tout. Un homme riche, quoi qu’il fasse, qu’il jette sa femme vieillie au rebut, qu’il abandonne sa mère sans secours, qu’il vole ceux qui lui ont confié leur argent, garde toujours la considération de ses amis. » (page 220).

« D’autres modes d’existence et de civilisation sont possibles. La culture sans le confort, la beauté sans le luxe, la machine sans la servitude de l’usine, la science sans le culte de la matière permettraient aux hommes de se développer indéfiniment. » (page 405).

« Il faut rendre à l’être humain, standardisé par la vie moderne, sa personnalité… Nous devons briser les cadres de l’école, de l’usine, et du bureau, et rejeter les principes même de la civilisation technologique. » (page 430).

« Non seulement la matérialité brutale de notre civilisation s’oppose à l’essor de l’intelligence, mais elle écrase les affectifs, les doux, les faibles, les isolés, ceux qui aiment la beauté, qui cherchent dans la vie autre chose que l’argent, dont le raffinement supporte mal la vulgarité de l’existence moderne. » (page 434).

Voilà. On aurait pu lire ces lignes dans n’importe quel canard anarchiste. Vous avez bien compris qu’il y a autre chose dans ce livre, que des appels aux meurtres, comme le laissent entendre nos chers amis adeptes du métissage universel. La vérité est que le livre est composé pour ses trois quarts de considérations bien innocentes sur la physiologie, l’anatomie, le système nerveux, les sciences, etc.  Mais les quelques passages qui transgressent effectivement les limites de notre liberté que nous ont assignées les gardiens de camp de la démocratie, suffisent pour provoquer l’attroupement, les hurlements, les décibels des mégaphones, les pétitions et les pleurs des « fils de la mémoire ». Ces passages, vous les trouverez vous-mêmes. Ce qui m’importait ici, c’était de montrer la dimension révolutionnaire de notre littérature nationaliste. Nous ne sommes définitivement pas les affreux réactionnaires que nos maîtres actuels se plaisent à dépeindre. Nous ne sommes pas les « chiens de garde du grand capital » ; nous ne sommes pas les « punaises de sacristie », les « maniaques de la gachette » que les petits flics du Mrap et de la Licra aimeraient que nous soyons.

Ces gens-là ne peuvent supporter nos idées, parce qu’en dénonçant la société libérale, nous marchons sur leurs plates-bandes. Mieux encore : nous avons les outils intellectuels pour dénoncer point par point leur discours idéologique comme étant un leurre, un véritable attrappe-gogos qui, sous le masque de l’antiracisme, sert en dernier lieu les intérêts de la haute finance.

En créant un cordon sanitaire autour de nous, en effrayant littéralement le public avec leurs mises en garde et leurs indignation de théâtre, en travestissant, en dénaturant nos idées, ils veulent empêcher qu’une jeunesse révoltée par l’iniquité de cette civilisation occidentale ne se tourne vers nous, ne se tourne vers les valeurs d’enracinement et d’identité qui sont les seules à même d’offrir le bonheur aux individus, et qui sont les seules aussi à remettre en cause la formidable puissance acquise par les financiers et la mafia mondialistes. Nous disons à cette jeunesse : « La révolution est de notre côté ; la société sans frontière à laquelle vous aspirez est aussi celle des grands capitalistes qui sont en train de la mettre sur pied ; le gouvernement mondial sera le pire des esclavage ! » On pourrait poursuivre très loin, bien entendu. Mais il suffit. On a bien compris pourquoi le dialogue rouge-brun donne de l’urticaire à nos petits flicaillons. Et on comprend aussi pourquoi ces tyranneaux de square, ces épurateurs de la mémoire et de la littérature, aimeraient tant se débarrasser d’Alexis Carrel. Hervé RYSSEN