Alfred Rosenberg et l’islam

On pense habituellement que les dignitaires du Troisième Reich étaient tous fascinés par l’islam, parce qu’en novembre 1941, Hitler avait reçu à Berlin le Grand Mufti de Jérusalem, et que quelques milliers de musulmans bosniaques avaient intégré les rangs de la Waffen SS. C’est oublier que les Arabes qui combattirent dans les rangs des Alliés furent considérablement plus nombreux que ceux qui combattirent dans les rangs des pays de l’Axe.

Nous venons de lire le fameux livre d’Alfred Rosenberg, Le Mythe du vingtième siècle, publié en 1930, qui est l’un des piliers de l’idéologie nationale-socialiste. Un lecteur français s’y ennuie un peu, il faut le dire. Quelques passages retiennent pourtant notre attention, tel que celui-ci :

« Face à cette haine des races bâtardes de couleur, conduite par l’esprit fanatique de Mahomet qui s’allieront peut‑être un jour, les races blanches ont plus que jamais toutes les raisons de prendre garde. Lorsque l’Angleterre reste à Suez pour protéger l’Eu­rope du nord contre l’invasion proche‑orientale, mais aussi pour tenir en échec la force islamique dans la péri­phérie de la Mecque, en Inde, en Egypte et en Syrie, c’est un acte d’auto‑défense de l’Europe. En ce qui con­cerne Constantinople, l’intérêt vital des peuples balkani­ques leur commande d’être toujours armé face à la Tur­quie. Derrière eux se trouve l’Ukraine qui n’admettra pas une souveraineté absolue des Turcs sur Byzance. » (Livre troisième, VI, 4).

Rosenberg constatait que déjà, la France républicaine représentait un danger pour l’avenir de la race blanche en Europe :

“De répugnants parvenus métis sud‑américains contaminent la race des femmes encore belles qui sont attirées de toute la France vers Paris. Ce que nous voyons là s’est déjà produit à Athènes, Rome et Persépolis. C’est pourquoi une relation étroite avec la France est si dangereuse du point de vue racial, sans parler de l’aspect politico‑militaire. Il faut plutôt écouter le cri d’alarme qui met en garde con­tre l’Afrique envahissant l’Europe. Face à cela, il n’y a qu’une solution : fermer les frontières après examen des caractéristiques anthropologiques, opération associée à une indispensable coalition nordico‑européenne pour purifier ces patries des germes pathogènes africains et syriens qui s’y propagent. Et cela profiterait aux Français eux-mêmes.” (Livre premier, I, 4).

On ne saurait si bien dire. Naturellement, Rosenberg était tout à fait conscient du rôle des juifs dans l’abâtardissement de la France et dans la politique française.

« Le puissant mouvement révolutionnaire qui parcourt les peuples de couleur, est une conséquence directe de la guerre mondiale. Les chefs des puissances de l’Entente portent la lourde responsabilité de ce crime mons­trueux : avoir mobilisé des noirs et des métis contre le peuple allemand et les avoir engagés, en insultant l’Alle­magne pendant des années, dans une guerre contre un empire de race blanche. La plus grande faute incombe indubitablement à la France. Même après la guerre, elle envoya des gens de couleur occuper la Rhénanie, le berceau de la culture de l’Europe ; cette France dont les plé­nipotentiaires militaires déclarèrent très ouvertement devant le parlement que les Français étaient un “peuple de cent millions” d’âmes ne disposant pas de deux ar­mées, une blanche et une de couleur, mais bien d’“une seule”. Par cette déclaration, véritable programme, la politique française a mis la race noire à égalité avec la blanche et, comme cent quarante ans plus tôt la France introduisit l’émancipation des juifs ; elle est aujourd’hui la première responsable de la souillure de l’Europe par les nègres. Si cela continue, on ne pourra plus la considérer comme un Etat européen, mais plutôt comme une co­lonie de l’Afrique, dirigée par des juifs. » (Livre troisième, VI, 2).

Hervé Ryssen