Georges Darien avec nous

Georges Darien était un publiciste de la fin du XIXe siècle, de la mouvance anarchiste. Anticlérical, antimilitariste, il s’en était pris aussi à la secte incestueuse. Dans l’hebdomadaire National Hebdo du 19 mai 1994, Jean Mabire avait fait un portrait du personnage, et rappelait que Georges Darien était aussi antimite.

En 1898, Georges Darien publia la Belle France dans lequel il dénonce « l’association des républicains et des capitalistes ».  « Un bourgeois français est tout ce qu’on veut, excepté un Français… L’âme française est dans le peuple. » Il dénonçait le marxisme, « profondément anti-français. » « La France doit appartenir aux Français, non pas nominalement, mais effectivement. Il eut fallu en un mot faire du socialisme un nationalisme réel. »
Dans son ouvrage Gottlieb Krumm (1904) il peint « une certaine catégorie d’immigrants » : « Ils ne sont à vrai dire citoyens d’aucune patrie : l’univers est leur patrie, et faire le mal leur religion. Requins apatrides, ils abandonnent les eaux de leur pays natal, où la proie se fait rare, pour suivre le bateau dans le sillage duquel ils espèrent se repaître sans s’inquiéter du pavillon qui flotte à la poupe. » Le livre était d’abord paru en Angleterre, où il s’était exilé avec d’autres anarchistes. 

Il était donc Révolutionnaire, de la tendance Sociale et Nationale (RSN) : comme Proudhon, comme Barrès, comme Drumont et quelques autres.