Joseph Lécussan contre Victor Basch

Ci-dessous, l’extrait d’un article publié dans le Rivarol du 25 février 2011, intitulé Les droits de “l’Homme” : une arme de guerre.

Le 18 février 2011, la Ligue des droits de l’Homme a porté plainte contre la ville de Moigny-sur-Ecole, une petite commune de l’Essonne de 1300 habitants, qui a diffusé dans le journal communal un billet d’humeur dénonçant les nuisances causées par les Gitans. L’article déplore le coût à payer pour les dégradations causées par l’occupation illégale du terrain de sport municipal par 70 caravanes. Le texte dénonce aussi le « nomadisme fiscal aux frais des vrais contribuables » de cette communauté :

« Au risque de diffamer, ces déplacements leur permettent d’éviter de payer un certain nombre d’impôts, de transformer la taxe professionnelle en patente d’ambulant, et permettent de s’adresser parallèlement à plusieurs caisses d’allocations familiales, voire à obtenir le RMI de plusieurs départements ». Et de déplorer : « Il est vrai que maintenant, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire et que la justice est beaucoup trop souvent du mauvais côté ! ».

C’en était trop pour la Ligue des Droits de “l’Homme”.

La Ligue des droits de “l’Homme” est née en 1898, à l’époque de l’affaire Dreyfus, sous l’impulsion d’un certain Victor Basch, fraîchement débarqué d’un ghetto de Hongrie, qui avait été naturalisé français en 1887. Victor Basch était alors un pacifiste, qui dénonçait la guerre sous toutes ses formes. Mais à partir de 1933, année de la prise du pouvoir en Allemagne par Hitler, il se transforma comme par enchantement en un ardent belliciste, partisan du réarmement de la France. Il était devenu un “vré Vranzé, plus vranzé que les Vranzé”. Pendant la guerre, il fut naturellement résistant. Hélas, tout se termina mal pour lui et son épouse. Le 10 janvier 1944, ils furent liquidés sur le bord d’une route, près de Lyon, par des miliciens emmenés par Joseph Lécussan. Ce dernier semblait lui aussi avoir compris que les droits de “l’Homme” étaient surtout une machine de guerre contre le petit Blanc.

 

Hervé Ryssen